INSTITUTIONNEL : Ipsos France – Quel avenir pour l’esport ?
Un webinaire organisé par les équipes d’Ipsos sur le thème de l’engagement et du sponsoring dans le milieu sportif.
Le replay de ce webinaire est disponible ici.
A cette occasion, les experts Ipsos sont revenus sur les nouveaux enjeux du marketing sportif tels que l’inclusivité, l’e-sport et les évolutions des formats de visionnage, au moyen d’exemples concrets.
Ce webinaire s’est accompagné de la publication de l’Insight Tank, le magazine trimestriel d’Ipsos, cette fois-ci consacré au sport.
Ce magazine rassemble des analyses d’experts sur le sujet, notamment sur la diversification des publics, la recherche d’engagements et le recours à des codes de communication rupturistes.
L’esport – contraction de l’anglais « electronic sport » – désigne l’ensemble des compétitions opposant des joueurs sur un jeu vidéo; des gamers, autrefois amateurs et aujourd’hui professionnels, s’affrontent pour le prestige, le palmarès ou les dotations. Raconter l’histoire de l’esport, c’est raconter le développement d’un loisir de niche devenu un phénomène de société et un bien culturel, au même titre que le cinéma ou la musique : le jeu vidéo. Génération après génération, les consoles et PC sont entrés dans les foyers, les jeux (dont les mécaniques et les graphismes pixélisés pouvaient paraître simples au départ) sont devenus de plus en plus complexes, réalistes et/ou multijoueurs, et la pratique d’abord collective sur une même télévision, puis dans une même pièce en réseau local, s’est diffusée à travers le monde entier avec les technologies online.
Hommes et femmes, de 7 à 77 ans et plus, sur PC, console ou mobile : tout le monde se prête au jeu. Le jeu vidéo est devenu mainstream, et les chiffres le montrent : dans la dernière édition de son baromètre Les Français et le jeu vidéo1 , le Syndicat des Éditeurs de Logiciels de Loisirs (SELL) estime à plus de 39 millions le nombre de Français jouant au moins occasionnellement aux jeux vidéo. La pratique n’a pas de frontière : le 4 novembre 2023, le jeu vidéo Fortnite revendiquait à lui seul près de 45 millions de joueurs à travers le monde en une seule journée pour le retour de sa saison originale « OG2 »
Pourquoi les marques ont intérêt à entrer dans le monde de l’esport
Quel avenir pour l’esport ?
En 2023, l’esport français aura réuni des dizaines de milliers de personnes à l’Accor Arena pour le Blast.tv Paris Major de Counter-Strike, et à la Sud de France Arena pour les finales européennes de League of Legends. Près de 30.000 supporters de la Karmine Corp se sont rassemblés à l’occasion du KCX 3, et plusieurs millions de curieux en ligne devant leurs écrans. Le signe d’une discipline en (très) bonne santé, même si les structures cherchent encore les solutions à la difficile équation de la rentabilité. L’événementiel est l’une des voies développées par certaines structures. Ainsi, la Karmine Corp va bientôt devenir résidente des Arènes de l’Agora d’Evry-Courcouronnes (Essonne), une salle de 3.000 places. A la manière du sport traditionnel, la KCorp aura sa propre billetterie et proposera des formats d’abonnement, avec la volonté d’organiser entre 10 et 20 événements chaque année.
Les pouvoirs publics ont, eux aussi, compris le potentiel de l’esport comme le démontrent les initiatives croisées pour l’apprentissage et la formation. Cette prise de conscience se traduit déjà par la réduction du taux de TVA sur les billets des événements esport. Précédemment fixé à 20%, il a été baissé à 5,5% le 1er janvier 2024, soit le même taux que celui appliqué pour les concerts et rencontres sportives. Une mesure qui devrait aider à rentabiliser ces événements. L’année 2024 s’annonce donc prometteuse pour l’esport français, avec l’affirmation de nouvelles équipes comme Gentle Mates, la folle croissance de la Karmine Corp et les très bonnes performances de Team Vitality. Paris accueillera également en fin d’année les quarts et les demifinales des Worlds 2024 de League of Legends19, l’un des temps forts majeurs de l’année esportive, dans la nouvelle Adidas Arena.

















