VOILE : Retour à la Base – Arnaud Boissières termine 16ème sur l’IMOCA La Mie Câline
Mardi 12 décembre, après 11 jours, 14 heures, 59 minutes et 02 secondes, Arnaud Boissières a franchi en 16ème position la ligne d’arrivée à Lorient de la 1ère édition du Retour à la Base.
Pour son retour en solitaire à bord de La Mie Câline, le skipper des Sables d’Olonne a effectué les 3 500 milles du parcours théorique à la vitesse de 12,5 nœuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en réalité parcouru 4 423,8 milles à la vitesse moyenne de 15,9 nœuds (sur l’eau).
Arnaud Boissières le déclarait avant le départ du Retour à la Base 2023 : « cette transat retour sera extrêmement intense et dure ». Des prévisions qui se sont avérées exactes pour le skipper de La Mie Câline, comme pour les 31 autres IMOCA engagés sur cette course inédite, dont le départ a été donné à peine une semaine après l’arrivée de la Transat Jacques Vabre.
Mais c’est surtout un challenge qui a été relevé par le skipper arcachonnais, arrivé ce matin après plus de 11 jours de course. Et c’est un Arnaud Boissières souriant, satisfait et heureux qui a franchi la ligne d’arrivée peu avant 8h au large de Lorient. Heureux par le résultat, dans la première moitié du classement, après avoir été longtemps au contact d’Alan Roura (14ème) et de Conrad Colman (15ème), et satisfait par le déroulé de sa 33ème transat. Une course qui lui permet de se projeter vers 2024, et l’objectif d’un cinquième Vendée Globe consécutif, dont Arnaud Boissières prendra le départ le dimanche 10 novembre 2024, à bord de La Mie Câline.
Arnaud Boissières, skipper La Mie Câline :
« C’était vraiment un sacré challenge cette transat, à la fois en raison du parcours (transat d’Ouest en Est) qui nous faisait traverser l’Atlantique Nord au mois de décembre, mais également en raison de l’enchaînement de la Transat Jacques Vabre et du Retour à la Base ! Et c’était dense jusqu’au bout, avec une dernière nuit intense, entre les empannages et les croisements avec Groupe Dubreuil. Je suis vraiment content d’être arrivé au bout, je fais 16ème sur 32 bateaux engagés, je n’ai pas à rougir. Longtemps j’étais avec Hublot, on a fait les deux transats ensemble, et devant Conrad Coman, qui a fait une super course et a profité d’un décalage dans le Golfe de Gascogne pour nous passer devant.
C’est une transat qui doit nous servir d’enseignements pour le Vendée Globe, il y a du très bon, du moins bon, des conditions dans l’entrée du Golfe de Gascogne qui me faisaient penser aux mers du sud, avec une très grosse houle, et également quelques ennuis techniques. Il y a plein de petits trucs qui ont cassé, qui font que ça peut pourrir la vie sur un tour du monde, on sait ce que l’on doit améliorer ! On a aussi cassé certaines voiles, des vieilles voiles, certaines seront neuves l’année prochaine, mais il faut que cela serve de leçon. Mais je reste impressionné de la manière dont le bateau tient, il est vraiment bien préparé, parce qu’il en pris plein la figure ! C’est probablement la transat la plus dure en règle générale, et la plus dure que j’ai faite avec ce bateau-là. Elle va forcément me servir pour l’avenir, mais je suis dans l’ensemble super satisfait.
Je suis rincé, le bateau aussi, je pense que l’on a besoin de repos l’un et l’autre ! Après le Retour à la Base, c’est désormais le retour aux Sables qui nous attend, avant de mettre le bateau au chaud et de le démonter, pour améliorer ces éléments qui ont pu me gêner pendant cette course, et se projeter vers la saison 2024 !
Je suis super content ! En franchissant la ligne d’arrivée tout à l’heure, je me suis dit que l’on s’était donné un challenge en début d’année, de faire toutes les courses IMOCA, et c’est ce que l’on a fait, on a même fait plus ! Je suis hyper content, très fier du projet, et de tout le travail qui a été fait sur le bateau par le Team. »

















