VOILE : Édouard GOLBERY, une belle aventure riche en enseignements
En coupant la ligne d’arrivée de la troisième étape de La Solitaire du Figaro Paprec à 07:15:36 jeudi matin après 3 jours 16 heures 32 minutes et 36 secondes de mer, Édouard Golbery (Race for Science – Verder) se classe 26e de l’étape et de l’édition 2023 de la course.
Mais au-delà des chiffres, le marin, qui est arrivé à Piriac-sur-Mer 4 heures 7 minutes et 6 secondes après Benoît Tuduri (CAPSO – En Cavale), le vainqueur de l’étape, a vécu une expérience riche en enseignements sur la course à laquelle il participait pour la première fois.
Edouard Golbery est arrivé au petit matin dans le port de Piriac-sur-Mer, où se jouait l’arrivée de La Solitaire du Figaro Paprec. Fatigué mais heureux malgré un résultat sur le papier un peu en deçà de ses espérances, le skipper de Race for Science – Verder tire un bilan positif de sa course. « La course a été belle, c’était une super aventure. Je suis très content que Verder m’ait poussé à faire La Solitaire du Figaro Paprec cette année. A l’origine, je voulais la faire l’année prochaine après un an d’entraînement. Je leur suis très reconnaissant de m’avoir soutenu pendant toute la saison. On a fait tellement de choses. L’année a été dingue. Je souhaite aussi remercier Alicia de Pfyffer, qui m’a beaucoup aidé à préparer la course et qui a été là à toutes les étapes. Je n’aurais pas pu faire la course sans elle », commente-t-il. « Je suis super excité à l’idée d’avoir participé et terminé cette course pour la première fois. Elle a été dure et intense comme prévu, mais m’a permis de beaucoup apprendre. La chose la plus dure sur La Solitaire, c’est que si tu prends une option qui ne fonctionne pas, il est quasiment impossible de revenir tellement tout le monde est bon », explique Édouard, qui n’a qu’une envie : revenir l’année prochaine, avec plus d’entraînement. Et un projet plus professionnel. « J’ai eu un bon aperçu de ce qu’est La Solitaire du Figaro Paprec et j’ai identifié les points sur lesquels je dois travailler. Je ne me suis pas entraîné correctement mais je vais le faire pour revenir plus fort, avec l’envie de bien faire. La phase de découverte est derrière moi maintenant ».
Son plus beau souvenir ? « C’est difficile à dire, mais je pense que c’est d’avoir été seul en mer. Ça m’avait beaucoup manqué. C’était génial de pouvoir reprendre le large. Je me sens privilégié d’avoir eu l’opportunité de pouvoir faire à nouveau de la course au large en solitaire. C’est toujours une expérience à la fois incroyable et dure. Tu passes par tellement d’émotions différentes. Ça me fait parfois penser au théâtre d’une certaine manière, même si c’est différent. Quand tu es très fatigué, tu as l’impression de devenir fou, mais tu apprends beaucoup sur toi-même. Je pense que ce qui es bien sur La Solitaire, c’est que tu dois repousser tes limites tellement loin que tu te découvres toi-même dans les situations les plus difficiles. C’était une super expérience qui me permettra de revenir plus fort l’an prochain ».
La compétition sur l’eau n’a pas empêché Édouard et Alicia de poursuivre leur projet Race for Science, initié sur la Transat Paprec au printemps dernier. « On a fait des prélèvements à chaque escale. On va les rassembler et les envoyer au laboratoire qui va les analyser, puis envoyer les résultats aux villes-étapes. Collaborer avec les scientifiques a été une expérience très intéressante pour moi. Je ne l’avais jamais fait avant. Ça a vraiment ajouté une dimension supplémentaire au projet, en plus de l’aspect purement sportif. J’espère que nous pourrons continuer à aider les scientifiques dans leur travail à l’avenir ».
D’ici la prochaine édition de La Solitaire du Figaro Paprec, Édouard a un programme bien rempli. Outre le National Figaro et les Voiles de Saint-Tropez, ce dernier envisage de travailler cet hiver et se préparer pour la saison prochaine de la meilleure des manières possibles. A suivre !
Edouard tire le bilan de sa course et il est prêt à repartir en 2024
Verder est un leader mondial dans le domaine des pompes industrielles. Le groupe Hollandais compte 80 entités et plus de deux mille salariés. Il fournit également, via la division Verder Scientifique, des équipements d’analyse et de laboratoire de pointe à travers le monde.
En partenariat avec la fondation de l’Université de Montpellier, Race for Science a pour objectif de rassembler le monde de la compétition au large et celui de la recherche scientifique, en particulier dans le domaine de la protection de la biodiversité marine. À travers toutes ses navigations, l’équipe de Race for Science prélève des échantillons d’eau à l’aide d’une pompe et de filtres et les mets à disposition de la société Spygen en charge des analyses. L’ADN contenu dans ces filtres est analysé et permet de cartographier l’ensemble du vivant, des bactéries aux mammifères, permettant ainsi de mieux comprendre l’impact du réchauffement des eaux sur la diversité des espèces.

















