MONTAGNE : Jean-François DURAND (Val Cenis), sur les traces des premiers agriculteurs
Jean-François Durand, responsable du musée d’Archéologie de Val Cenis Sollières emmène les visiteurs sur les traces des premiers agriculteurs et pasteurs du Néolithique installés il y a 5 600 ans dans la grotte des Balmes.
Après une maîtrise LEA Tourisme à l’Université de Savoie à Chambéry et un DESS européen en France, Allemagne, Pays Bas et Angleterre, Jean-François devient responsable du service des visites grand public de chaînes de montage d’avions Airbus (A330 et A340 précisément) chez Aerospatiale. Son parcours professionnel le mène ensuite dans la vallée de l’Eau d’Olle en Oisans où il prend le poste de directeur d’un Office de Tourisme intercommunal, puis depuis 2014, à Val Cenis, où il est responsable du musée d’archéologie de Val Cenis Sollières.
Quel est votre parcours « archéologique » ?
J’ai participé pendant 11 ans aux fouilles à la grotte des Balmes d’où viennent tous les objets exposés au Musée. Je n’ai pas de formation en archéologie mais j’ai appris au fur et à mesure des chantiers. Pourquoi fouiller ? Par passion pour l’archéologie, mais pour le patrimoine de Haute Maurienne d’une façon plus générale. Je suis également coordonnateur culturel à la mairie de Val Cenis, en charge du patrimoine. Au cours des fouilles, ce qui était passionnant n’était pas uniquement la découverte de beaux objets. C’était aussi appréhender le quotidien des habitants des Balmes et la richesse de leur culture.
Quelles sont les spécificités de votre travail au Musée d’Archéologie ?
C’est un travail passionnant ! J’éprouve beaucoup de plaisir et j’ai beaucoup de chance de pouvoir m’y investir. M. Jean-Louis Bougon, maire de Sollières Sardières et aujourd’hui maire délégué de Val Cenis Sollières Sardières a eu la volonté très ferme de faire vivre et de développer le musée. J’ai également la chance de pouvoir partager cette passion pour l’archéologie et d’en apprendre toujours plus. Plusieurs aspects dans mon travail sont particulièrement intéressants. Je suis passé de la construction d’avions aux tessons de céramique ! Ce qui me passionne surtout est ce travail de vulgarisation et de partage de connaissances : rendre les collections du Musée et le travail d’archéologue en général accessible au grand public.
Je peux montrer au visiteur que le patrimoine de Haute Maurienne et surtout le patrimoine archéologique sont exceptionnels et souvent d’une richesse insoupçonnée. Quand dans le livre d’or du Musée des enfants écrivent « J’ai adoré le musée » ou encore « J’ai appris plein de choses », c’est particulièrement gratifiant et j’ai réussi ma mission. Plus prosaïquement, j’aime montrer que l’archéologie a toute sa place dans l’offre touristique d’une destination, ce qui n’est pas évident tous les jours !


















