HANDBALL : Finales Coupe de France de handball 2022-2023, les résultats des finales régionales
En début d’après-midi, les finales régionales féminine et masculine de la Coupe de France se sont poursuivies à l’Accor Arena.
L’esprit handball a envahi toute l’enceinte où les supporters sont de plus en plus nombreux pour soutenir leurs équipes. Les confrontations régionales ont montré du beau jeu dans une ambiance électrique, de bonne augure pour les finales nationales.
Dans une Arena survoltée et aidées par des supporters en grande forme, les équipes féminines départementales se sont retrouvées pour l’ultime confrontation. Les deux collectifs, qui montent en Nationale 2 à l’issue de cette saison, se sont répondus du tac au tac durant une heure. Les joueuses des deux collectifs ont instauré un rythme soutenu dès le début de la rencontre sans laisser la chance à l’adversaire de prendre l’ascendant. A l’issue de la première mi-temps, les deux collectifs rentrent au vestiaire sur une égalité parfaite (9-9). En deuxième période, le scénario est similaire : les deux équipes sont au coude à coude. Dans le dernier quart d’heure, les joueuses du Kremlin-Bicêtre cède sous la pression des joueuses nîmoises et se laissent dépasser. Le jeune club de Nim’Arguerittes HB remporte sa première Coupe de France face au CSA Kremlin-Bicêtre : 24-17 (9-9).
Thierry PACHAIRE (entraîneur Nim’Arguerittes) : « C’est énorme, on a réalisé un des deux objectifs de la saison, avec la montée en N2. On avait ciblé ces deux choses l’été passé, et les réaliser toutes les deux, c’est incroyable. On a su créer une belle dynamique avec des anciennes comme Johanna Lombardo ou Laurie Carretero qui ont encadré les plus jeunes. La mayonnaise a pris, et c’est ce qui a amené les résultats. Il y a eu plein de beaux moments collectifs cette saison qui ont mené à ce succès. Je ne sais pas si on revivra ça un jour, alors aujourd’hui, on va savourer ».
Julie DEFRANCE (capitaine Kremlin-Bicêtre) : « Il y a beaucoup de déception, désolé de dire ça comme ça, mais on a fait n’importe quoi. On fait une bonne première période, on est devant, et on perd la tête. On est resté au vestiaire, notre attaque a dérapé et à partir de là, plus rien. Tout le parcours nous laissera de beaux souvenirs, on a été soudé toute la saison pour arriver jusque-là. L’épopée a été magnifique et on est contente de faire rayonner le club en l’amenant sur une finale de Coupe de France. Le public s’est déplacé, merci à lui, et on l’espère, à bientôt ».
Finale régionale masculine : Sud Action Marseille / Amicale Epernon : 31-30 (17-17) Après une entame de match un peu poussive de chaque côté du terrain, les deux collectifs ont mis du rythme et ont cherché à destabiliser leur adversaire. Si les deux formations se répondent du tac au tac en début de match, le club d’Epernon réussit à marquer quelques points supplémentaires que le club marseillais n’arrive pas à rattraper. A cinq minutes de la fin de la première mi-temps, le Sud Action Marseille se ressaisit et remonte au score. Au coup de sifflet, les deux équipes sont à égalité : 17-17.
Au retour des vestiaires, Marseille met plus de rythme et essaye de semer son adversaire. Au fur et à mesure, les joueurs marseillais arrivent à creuser l’écart : après 45 minutes, ils mènent de 5 points (28-23). A cinq minutes de la fin du match, dans une ambiance survoltée, les joueurs de l’Amicale Epernon puisent dans leurs dernières ressources pour remonter au score et aller chercher la victoire. Ça ne sera pas suffisant : le Sud Action Marseille l’emporte et décroche son premier titre sur le fil face à l’Amicale Épernon.
Kevin Credoz (Sud Action Marseille) : « Nous avons connu une première mi-temps assez difficile. J’ai senti les garçons beaucoup plus concernés au retour des vestiaires, cela est plus facile d’imposer alors notre jeu rapide. Même si le moteur s’est grippé un peu sur la fin. Il ne fallait pas cinq minutes en plus je pense. Mais c’est très bien, on gagne et on ramène la coupe à la maison. L’objectif prioritaire restait la montée en Nationale 3, nous l’avons acquise il y a trois semaines, on a pu se préparer sereinement pour l’évènement. C’est la victoire d’une belle bande d’amis. Nous avons pleinement profité aujourd’hui. Je ne me pose pas de questions sur le dernier arrêt, je fonce et j’éclate, nous sommes tous fatigués et cela tourne à mon avantage. Tant mieux ! »
Maxime Léger (Entraîneur Epernon) : « Nous avions réussi à tourner le match et rentrer dans la bonne dynamique. Mais je pense qu’il y en a qui ont pêché physiquement chez nous aujourd’hui. Ce qui nous a coûté je pense en termes de lucidité aux tirs sur la fin. C’est encore plus frustrant de venir mourir à un but sur cette fin de match. D’autant que c’est la fin d’un cycle chez nous, beaucoup vont peut-être raccrocher là-dessus. C’est donc dommage, nous n’aurons pas de seconde chance. Il faut garder le positif. Nous échouons à une marche, mais nous avons livré bataille jusqu’au bout ».

















