MONTAGNE : Jean-François CASSIER est tombé amoureux du Sancy (Le Mont-Dore)
Dans sa première vie, Jean-François était ingénieur au sein du groupe Danone.
Ancien responsable de production à Évian, Jean-François est tombé amoureux du Sancy lorsqu’il dirigeait l’usine d’eau du Mont Dore entre 2001 à 2005. Parallèlement, son épouse Murielle crée la ferme pédagogique « La chèvrerie des Mont Dore » en 2000. Ils produisent des fromages de chèvre frais et des tommes qui sont exclusivement écoulés en vente directe.
La chèvrerie est aussi une ferme pédagogique qui invite petits et grands à découvrir et de participer aux activités de la ferme : nourrir les chèvres, câliner le troupeau, donner le biberon aux chevreaux. En 2006, Jean-François réalise son rêve et passe le diplôme d’Etat de musher. Aujourd’hui Jean François est musher professionnel et propose des activités avec ses chiens été comme hiver. L’objectif est atteint : revenir aux sources, à la nature et à une vie libre et sereine…
Pourquoi ce retour aux sources, à la montagne ?
« J’ai été élevé dans une ferme (vaches viande et laitières) avec mes grands-parents jusqu’à l’âge de 15 ans. Et cela, je l’ai toujours gardé en moi, ce qui explique le fait d’avoir démarré une ferme avec mon épouse Murielle, ce qui était pour elle aussi son objectif. Quant aux chiens de traineaux, c’est ma passion depuis l’âge de 20 ans. J’ai constitué ma meute de 12 chiens petit à petit tout en exerçant mon métier de directeur d’usine. Et à 40 ans j’ai décidé de faire le grand saut : retourner aux sources et vivre à la montagne.
Pour être libre et vivre de ma propre activité, vivre de la nature et du monde animal qui apporte un bien être fantastique. Le besoin de montagne est lié à cette envie de vivre au quotidien dans les grands espaces et avec des saisons très marquées. Le massif du Sancy est très sauvage et les collectivités ont su préserver la nature. Mon métier, enfin plutôt mes deux métiers : chevrier et musher, sont très riches de rencontres. Je me suis beaucoup questionné sur mon parcours, car dans la société d’aujourd’hui beaucoup de gens veulent faire ce grand saut !
Je leur explique qu’il y a eu 5 à 6 ans difficiles, de galère, pour démarrer la chèvrerie et l’activité de chiens de traineau. Tout cela ne s’est pas fait en un jour. Murielle et moi avons beaucoup été jugés sur ce choix que nous avons fait. Et puis le dernier projet que je viens de réaliser, c’était mon rêve de gosse, je viens d’obtenir mon brevet de pilote d’avion, ce qui me permet de survoler la Chaîne des Puys ainsi que le massif du Sancy avec ma famille et mes amis. Du pur bonheur ! ».

















