VOILE : Normandy Channel Race – Mikael MERGUI, skipper Centrakor, livre ses attentes et objectifs pour la course
Après avoir remanié lui-même son bateau Centrakor pour l’adapter aux spécificités de la Transat Jacques Vabre, Mikaël Mergui prendra le départ de la CIC Normandy Channel Race, le 4 juin prochain.
Pour sa 2ème course de la saison avec son co-skipper, Fabien Henry, l’enjeu est à la fois sportif en vue de la préparation à la Transat mais également un premier test pour les deux amis d’enfance.
C’est donc à Caen, le 4 juin prochain, que Mikaël Mergui et Fabien Henry prendront le départ de cette course uniquement ouverte à la catégorie Class40. Au programme : une traversée de 1000 miles sur environ sept jours de la Normandie à l’Irlande en passant par la côte Sud-Ouest anglaise et les Iles anglo-normandes. Entre l’Ile Saint-Marcouf, l’Ile de Wight et les deux phares mythiques Fastnet et Tuskar Rock, c’est une course pleine de surprises qu’attend les coureurs.
Un parcours aussi beau que complexe. « La CIC Normandy Channel Race est une très belle épreuve. J’ai participé à l’édition 2021, c’était ma première course en class40 avec Emmanuel Hamez, un beau souvenir ! C’est un parcours technique, exigeant qui ressemble à un ultra trail pour les coureurs : des passages en lacets de par le parcours côtier et des grandes lignes droites avec du large et beaucoup de trafic. Nous allons traverser les zones de navigations les plus techniques et difficiles qui existent entre la France et l’Irlande. Ces sept semaines de course vont être très physiques pour les navigants et les bateaux », explique Mikaël Mergui. Fabien Henry, son co-skipper confirme « C’est une course très technique et compliquée, il y a un gros travail à faire en amont sur la préparation de la navigation. Nous allons traverser le Raz Blanchard, où le courant est très variable, rapide et pour cause : 3ème courant de renverse le plus fort au monde, sa vitesse atteint 8 nœuds en vive-eau, soit 15Km/h. En d’autres termes, on peut reculer, ou avancer à pleine balle ! Je suis enthousiaste à l’idée de naviguer pour la première fois au pied du célèbre Fastnet, c’est important pour un marin. On rigole mais pour un sudiste, dépasser la latitude du Raz Blanchard : c’est vraiment le Nord, alors le Fastnet et le Tuskar Rock c’est le grand Nord ! J’espère quand même qu’on ne va pas avoir trop froid, je n’ai pas vraiment l’habitude de naviguer à si haute latitude ».
D’un point de vue sportif, l’objectif pour les skippers Centrakor sera de rester le plus longtemps possible dans le peloton de tête. Un véritable challenge face aux 37 bateaux qui prendront le départ. « Nous devons passer encore beaucoup d’heures sur l’eau, et trouver les bons réglages pour faire avancer notre Class40, nous allons forcément beaucoup apprendre sur cette course » conclut Mikaël Mergui. Les deux skippers sont partis de La trinité samedi dernier en direction de Caen.
Au programme, 3 jours de convoyage avant l’arrivée au village.

















