EQUIPEMENT : Réduire la température de chauffage d’au moins 2°C
Un Plan de sobriété énergétique du Sport a été présenté par Amélie OUDEA-CASTERA.
L’activité physique augmente la température corporelle, libérant ainsi de la chaleur. Le transfert de chaleur de l’organisme vers l’extérieur se produit essentiellement par rayonnement, convection et évaporation de la sueur. La production de chaleur existe également par des mécanismes physiques (frottements des fibres, des filaments, etc.). Il est donc assez fréquent que la température ambiante soit élevée en raison de la chaleur produite par les sportifs. Selon l’Ademe, diminuer de 1°C la température de consigne de chauffage permet de réduire, en moyenne, la consommation annuelle de 7 %.
La baisse de la température moyenne de chauffage de 16°C (moyenne actuelle dans les gymnases) à 14°C représente, ainsi, un gisement potentiel considérable d’économies d’énergie. Les collectivités étant propriétaires de plus de 85 % des équipements sportifs sur le territoire, elles sont l’acteur essentiel de la mise en place de cette mesure. Il est donc proposé, en concertation avec les différents acteurs, et particulièrement l’Andes, d’abaisser de 2°C la température moyenne des gymnases lorsque la pratique le permet et lorsque les conditions liées à un territoire le permettent également. Les pratiques sportives adaptées ou destinées à des publics spécifiques pourront faire l’objet de mesures ajustées et d’exceptions (comme par exemple le sport santé pour les séniors). À rigueur climatique équivalente, l’objectif pourrait être d’avoir un ratio moyen de consommation dans un gymnase à 62 kWh/m2 contre 87 kWh/m2 pour le ratio national moyen d’un gymnase, soit une diminution cible de près de 30 %.
À titre d’illustration, les villes de Nantes (44) et de Lille (59) font d’ores et déjà appliquer des consignes de températures fixées à 14°C dans leurs gymnases. Les salles de sport privées proposent, quant à elles, d’abaisser la température de leurs espaces sportifs à 18°C au minimum contre 20°C appliqués aujourd’hui.
En cas de signal rouge Écowatt, les gymnases resteraient accessibles mais le chauffage pourrait être mis sur le mode « hors-gel » pour permettre un effacement de la consommation. Les salles de sport privées, diminueraient, quant à elles, d’au moins 2°C supplémentaires la température déjà abaissée.
















