VOILE : Le Trimaran SVR Lazartigue s’élance pour une tentative du record de la Méditerranée
Ce samedi 28 mai à 17h49 (heure locale) – soit 15h49’33 » TU – le Trimaran SVR Lazartigue de François Gabart a pris son envol pour tenter de battre le record de la Méditerranée entre Marseille et Carthage (Tunisie).
Record détenu à ce jour par Pascal Bidegorry qui l’avait pulvérisé en mai 2010 en 14 heures 20 minutes et 34 secondes.
Le Trimaran SVR-Lazartigue avait entamé début mai sa Tournée de la Méditerranée à la rencontre des collaborateurs du groupe KRESK et du grand public. L’occasion à travers ces escales dans 5 pays (Portugal, Espagne, France, Italie, Tunisie) de rappeler l’engagement du groupe en faveur de la protection de l’Océan en mettant en lumière toutes les opérations déjà initiées en termes de développement durable.
Alors que l’équipe allait entamer le dernier convoyage de sa Tournée de Méditerranée entre Gênes et Tunis, une fenêtre météo favorable s’est ouverte pour tenter le record de la Méditerranée. Une opportunité que le skipper ne pouvait pas rater « Nous devons être à Tunis ce dimanche et il se trouve qu’un épisode de mistral se présente. On s’est donc dit qu’on irait chercher le vent à Marseille. Dans tous les cas, c’est un super bon entrainement de naviguer dans du vent fort au portant. En regardant les données on pense qu’on est capable de traverser dans des temps plutôt corrects, même jouer le record. Alors pourquoi ne pas tenter. Je sais qu’il n’est pas facile à battre, que ce soit en solitaire ou en équipage. En 2016 nous étions restés quasiment un mois en stand by à Marseille sans avoir de fenêtre, donc là je trouve cela assez génial de tenter quelque chose. Dans tous les cas on doit aller à Tunis, c’est prévu dans le programme, on va donc essayer d’y aller de la plus jolie des façons c’est à dire en poussant le bateau au maximum. »
Ils étaient 12 hommes dont Pascal Bidégorry en 2010, ils seront 5 sur cette tentative. Aux côtés de François Gabart, Pascal Bidégorry, le détenteur de ce record, considéré par ses pairs comme un des marins les plus talentueux de sa génération et réputé pour être l’un des plus habiles à exploiter au maximum le potentiel de ces bateaux volants. Antoine Gautier, directeur du bureau d’étude, collaborateur et équipier du skipper depuis plus de 10 ans, Emilien Lavigne, ingénieur du bureau d’étude, responsable électronique et informatique sur le Trimaran SVR Lazartigue et Guillaume Gatefait, le médiaman de l’équipe.
L’équipage est une belle union et en cohérence avec le programme initialement prévu précise le skipper du Trimaran SVR Lazartigue « Pascal et Antoine devaient arriver directement à Tunis dans le cadre de la Tournée de la Méditerranée. Je trouve ça chouette qu’il y ait cette opportunité et que Pascal soit avec nous pour essayer d’améliorer son propre temps, ça me fait super plaisir. On pourra aussi compter sur son expérience des records et ses qualités et capacités à faire avancer ce bateau. On ne peut pas rêver mieux comme compétences. ». Les trois autres membres ont acquis une belle expérience sur ce bateau depuis sa mise à l’eau au Printemps 2021 comme le rappelle François Gabart « Antoine Gautier connait très bien le bateau, il sait le régler et le barrer pour aller vite. Nous nous connaissons depuis longtemps et il a aussi de l’expérience avec Pascal. Emilien Lavigne fait partie des personnes qui connaissent extrêmement bien le trimaran, il était sur nos navigations de préparation de la Jacques Vabre. Nous sommes toujours contents d’avoir Émilien à bord car il est capable de réparer à peu près tout à bord. Notre mediaman Guillaume Gatefait sera aussi un naviguant avec comme mission numéro 1 de faire des images mais il se trouve qu’il a pas mal navigué sur le Trimaran SVR Lazartigue depuis sa mise à l’eau, il est très à l’aise et est en pleine forme, il nous aidera sur les manoeuvres ».
Tous sont unanimes, ce record va être difficile à battre et le marin basque, qui se réjouit d’essayer de battre son propre record, ne cache pas la difficulté de la tâche : « Ça fait 12 ans et il est temps ! si on peut améliorer l’histoire et si je peux le faire avec François je m’en réjouis mais ce n’est pas gagné et ça va être intense ! Les 3, 4 premières heures devraient être difficiles avec du vent fort et une mer très courte. »
















