INSTITUTIONNEL : Réaction de la Fondation Alice MILLIAT au naming de l’ARENA Porte de La Chapelle
Le Conseil de Paris, dans sa séance des 23 et 24 juillet 2020, avait voté à l’unanimité que « la ville de Paris étudie la possibilité de nommer le futur équipement pour les Jeux Olympiques et Paralympiques, Arena Alice Milliat ».
Cet équipement serait ainsi le premier équipement olympique à porter le nom d’une femme. Une reconnaissance justifiée pour cette sportive, dirigeante et militante, qui il y a 100 ans, s’est battue pour permettre aux femmes de faire du sport, de faire de la compétition et de participer aux Jeux Olympiques. Et aussi un symbole fort dans la perspective des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 qui seront les premiers Jeux Paritaires de l’histoire, une victoire difficile à imaginer sans les combats menés par Alice Milliat. Cela était sans compter la nécessité de garantir la viabilité économique de ce nouvel équipement qui, comme beaucoup d’équipements sportifs, passe par le naming. Un enjeu dont la Fondation Alice Milliat a toujours eu conscience tout en continuant à croire à la possibilité d’imaginer un naming qui permettrait de ne pas à nouveau effacer le nom d’Alice Milliat. Le 12 mai 2022, la société d’exploitation du Palais omnisports de Paris-Bercy (SAE POPB) en charge de l’Arena Porte de la Chapelle, a acté le choix de nommer cet équipement « Adidas La Chapelle District ». Passé la déception de voir échouer l’idée d’une « Arena Adidas – Alice Milliat », la Fondation Alice Milliat continue de croire qu’Alice Milliat, et par extension la promotion du sport féminin, peut avoir sa place dans ce projet, à la fois en matière de visibilité, d’animations et pourquoi pas de programmation. A ce titre, la Fondation souhaite soutenir toutes les initiatives qui vont dans ce sens et se dit ouverte à toutes discussions constructives avec la mairie de Paris et Adidas pour construire une forme de naming plus « responsable ». Compte tenu des engagements en matière de sport féminin des acteurs autour de la table, la Fondation Alice Milliat se dit confiante dans la capacité des interlocuteurs à trouver des solutions. Plusieurs idées sont déjà sur la table comme le fait de nommer le parvis Alice Milliat, de créer un fond de dotations pour le sport féminin, de déployer des expositions mettant en scène des sportives … Et une question centrale reste en suspens : le nom de cet équipement pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques puisqu’il ne pourra porter le nom d’une entreprise privée. Un naming d’Alice Milliat pendant cette période serait un magnifique symbole pour montrer l’attachement au sport féminin. La Fondation Alice Milliat insiste sur la nécessité d’avoir des engagements fermes, de définir des actions concrètes et d’avoir une vision globale de ce qui pourrait être fait. La Fondation Alice Milliat se dit prête à assurer le rôle de coordination et de déploiement pour garantir l’efficacité et la réalité sur le terrain de cette démarche.
À propos d’Alice Milliat
Née le 5 mai 1884 à Nantes et décédée le 19 mai 1957 à Paris, Alice Milliat est au sport féminin ce que le Baron de Coubertin est au mouvement olympique. Sportive (elle pratique essentiellement l’aviron, la natation et le hockey sur gazon), Présidente du club Fémina Sport en 1915, elle fait partie des fondatrices de la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France en 1917. Elle en deviendra d’ailleurs la Présidente en 1919. Elle milite pour la participation des femmes aux Jeux Olympiques, et devant le refus du CIO, décide d’organiser des compétitions féminines, nationales d’abord (championnat de France de football féminin par exemple) puis internationales (Jeux Mondiaux Féminins à Paris en 1922). Le succès de la seconde édition de cette dernière organisée en Suède en 1926 est tel que le CIO autorise enfin les femmes à participer à des épreuves officielles lors des Jeux Olympiques de 1928 à Amsterdam.
A propos de la Fondation Alice Milliat
Officiellement créée le 29 mars 2016 la Fondation Alice Milliat est la première Fondation dédiée au sport féminin à voir le jour en Europe. Elle est sous égide de la Fondation du Sport Français, reconnue d’utilité publique La Fondation a été créée pour répondre aux inégalités entre les femmes et les hommes dans le monde du sport. Elle est née de la volonté d’améliorer la médiatisation du sport féminin en France et en Europe, qu’il soit amateur ou professionnel. Si la médiatisation progresse grâce notamment à la création de médias spécialisés, un long chemin reste encore à parcourir pour parvenir à une place plus juste des femmes dans le sport et à ériger des « rôles modèles » pour des millions de jeunes filles. Après avoir mené plusieurs initiatives ponctuelles pour promouvoir le sport féminin sur le territoire national, la Fondation s’est donnée pour objectif d’élargir son terrain d’action en s’ouvrant à l’Europe. www fondationalicemilliat com

















