VOILE : Une première option qui a failli coûter cher
Voilà une première étape qui aurait pu faire mal, en particulier pour ceux qui, pour négocier le passage de la dorsale la première nuit, ont tenté l’option au ras de la côte ou, à l’inverse, très au large.
Les uns et les autres ont, un temps, accusé jusqu’à 20 milles de retard sur le groupe de tête resté sur une route intermédiaire.
Vingt milles qui auraient pu être rédhibitoires pour la suite de la compétition. Heureusement, le scénario météo de ce premier acte en aura finalement voulu autrement, la flotte s’étant resserrée dans les derniers milles de la course.
Ainsi, Pierre Leboucher, qui avait été lourdement sanctionné pour sa première option, limite la casse en terminant 15e de ce premier volet. Mieux, il reste complètement dans le match pour la suite avec un écart au premier avec un écart inférieur à 25 minutes. Dérisoire à l’échelle des trois étapes qu’il reste à disputer. « Tout le monde est arrivé en même temps pour finir. Les compteurs restent donc plus ou moins à zéro. Je suis content car j’avoue que je n’y croyais pas. Je me suis quand même dit « aller, vas-y, donne tout, on ne sait jamais, ça peut passer ! C’est ce que j’ai fait et du coup j’ai fait une belle remontée », détaille le skipper du Figaro Bénéteau 3 aux couleurs de GUYOT environnement qui s’est, de fait, montré très à l’aise en vitesse, en particulier sur le long bord entre le Fastnet et l’arrivée à Saint-Quay-Portrieux, dans des conditions de vent et de mer toniques. « C’est l’un des gros points positifs de ma course. Je vais vite car on a bien bossé ces derniers mois sur les voiles et sur la conduite du bateau. Cette première étape, nous a permis de voir que le bateau était prêt techniquement, il a passé tous les tests que l’on attendait », souligne Pierre.
C’est donc grâce à un mental d’acier (forgé lors de ses différentes préparations olympiques en 470) et au fait qu’il ne baisse jamais les bras, que le skipper de GUYOT envrironnement se place finalement en 15e position à l’arrivée. « J’arrive malgré tout bien fatigué et un peu tendu mais j’ai trois jours devant moi pour bien me reposer avant d’attaquer la suite », a terminé Pierre Leboucher dont le prochain rendez-vous est fixé ce dimanche à 11 heures avec, au programme, 497 milles à destination de Dunkerque.
Date d’arrivée : Jeudi 3 septembre – 06:43:19
Temps de course : 3j 17h 43m 19s















