VELO : Grande étude sur les impacts économiques du vélo en France
3,3 millions de français de plus de 15 ans font du vélo quotidiennement. 40 à 50 % des déplacements font entre 1 et 7 km.
L’économie du vélo en France représente 29,5 milliards €/an et 78 000 emplois directs. La France est dans le gruppetto de l’Europe avec moins de 3 % de part modale contre plus de 9% en moyenne en Europe.
Et qu’en est-il des Vélos à Assistance Électrique ? des pratiques de loisir et touristiques ? et surtout du potentiel de développement du vélo dans toutes ses composantes à l’horizon 2030 ? Toutes les réponses sont dans l’étude !
Une étude d’ampleur initiée par l’État
La Direction Générale des Entreprises au sein du ministère de l’Économie et des Finances (DGE), la Coordination Interministérielle pour le développement de la marche et de l’usage du Vélo (CIDUV/DGITM) au sein du ministère des Transports, l’ADEME et la Fédération française de cyclisme ont confié à Inddigo, avec l’appui de VertigoLab et du CEREMA une grande étude sur la pratique du vélo, ses impacts économiques et ses perspectives de développement.
L’étude explore toutes les pratiques à vélo : la mobilité quotidienne, professionnelle, de loisirs, sportive et touristique. Elle propose un modèle économique prospectif basé sur 3 scenarios pour estimer le potentiel d’évolution du chiffre d’affaires de la filière, ses retombées socioéconomiques à l’horizon 2030 et ses externalités notamment sur la santé, la pollution, l’accidentologie.
« Du fait de sa connaissance experte du secteur du vélo et de ses acteurs, le groupement porté par Inddigo a parfaitement analysé les objectifs, les enjeux et les difficultés méthodologiques de cette étude qui permet de connaître les retombées directes et indirectes du vélo sur les territoires. Elle permettra d’animer et de valoriser cette filière, puis de construire un plan d’accompagnement des opérateurs (industrie, services, distribution, tourisme, collectivités…) pour les prochaines années. » –
Muriel GRISOT, Chargée de mission Tourisme, Eaux, Littoral et Itinérances – Ministère de l’Économie et des Finances
Quelques enseignements à tirer de cette étude
- Une fracture sociale et une fracture territoriale : Le vélo connaît une croissance très importante dans le centre des grandes villes mais continue à diminuer dans les périphéries et en milieu rural. Il augmente fortement chez les actifs, notamment chez les cadres mais diminue parmi les enfants, les personnes âgées et les ouvriers.
- Un tourisme à vélo qui a tout pour plaire : un tourisme de proximité (2 tiers des touristes viennent de moins de 500 km), un impact économique élevé sur les territoires (68€ de dépense par jour supérieur de 24% à un touriste classique) et une forte intensité en emploi. Il représente 4,2 Milliards d’euros par an.
- Il faudrait notamment réaliser 100 000 km d’aménagements cyclables, construire un « système vélo intégré » et investir 30 €/an/hab, pour atteindre 9 % de déplacements à vélo en 2024.
- La filière pourrait croître d’un facteur 2 à 4 avec un impact fort sur l’emploi et la valeur ajoutée locale.
L’étude complète comprenant l’état des lieux de la pratique, les impacts direct et indirects et les perspectives de développement de la filière est téléchargeable sur les sites internet des commanditaires.
Une synthèse sous forme de 12 vidéos claires et concises sera disponible sur le site de l’ADEME ainsi qu’une infographie, que nous avons le plaisir de vous adresser en pièce jointe, tout comme le sommaire de l’étude.
Le vélo, quelle place dans une stratégie de déconfinement ?
« Le gouvernement a annoncé un plan de 20 millions d’euros pour encourager les français à utiliser leur vélo pour se déplacer pendant le déconfinement et incite à la mise en place de pistes cyclables temporaires. Le vélo est en effet le moyen de déplacement à privilégier pour maintenir les distanciations sociales, palier à la baisse des transports en commun et désengorger les axes forts. »
Nicolas MERCAT, Consultant expert Territoires, aménagement & mobilité

















