VOILE : Les 900 Nautiques, 10 ans d’une course de guerriers !
Changement de date et deux départs en vue !
Créée par la Société Nautique de Saint-Tropez, la course au large des 900 nautiques de Saint-Tropez fêtera cette année ses 10 ans dès le 18 avril 2020 !
Depuis la première édition, cette épreuve a connu pas mal de rebondissements et a eu son lot de bonnes comme de mauvaises aventures. Bref, une vraie course au large ! Et qui de mieux que les concurrents pour parler de l’épreuve. A commencer par le premier vainqueur de la course, Louis Burton pour qui ce fut l’un de ses premiers entrainements « très intense et sportif » avant de se lancer dans les plus grandes courses hauturières (Route du Rhum, Transat Jacques Vabres, Vendée Globe..) et de faire partie des coureurs de la classe des IMOCA.
« C’est une course de guerrier » disait le vainqueur 2018 en double Pascal Muller sur FIRSTY 4 ou encore « une vraie course de sanglier » comme l’affirmait en 2019 Sébastien Destremau qui avait son IMOCA FACEOCEAN engagé dans la course contre celui d’Alexia Barrier 4MYPLANET et celui de Clément Giraud ENVOL AVANCER ET TRANSMETTRE, vainqueur 2019 !
« C’est la seule course au large en Méditerranée, un véritable challenge où rien n’est jamais gagné ou perdu d’avance ! » disait le vainqueur en solitaire 2019, Frank Paillet sur HOKUA-VILLE DE LA LONDE.
On l’aura compris, il ne s’agit pas d’une petite régate et bon nombre sont les marins qui s’y sont confrontés en solo, en double ou en équipage. Ouvert aux voiliers jaugés IRC avec TCC minimum de 1.000 en équipage et de 0.960 minimum en solitaire ou en double, et aux multicoques avec un LOA supérieur ou égal à 10m avec un certificat Multi2000, l’épreuve propose deux parcours en Méditerranée pour ceux qui font la course des 900 Nautiques et deux pour les solitaires et les duos qui font les 400 Nautiques.
Nouveautés en 2020, le changement de date et deux départs : habituellement courue au mois de mars, l’épreuve se décale au mois d’avril et proposera deux départs, un le 18 avril pour les 900 Nautiques et un le 23 avril pour les 400 nautiques. Le choix du parcours et le sens de rotation sera toujours défini la veille en fonction des prévisions météo.
A noter que cette épreuve compte pour le Championnat UNCL Méditerranée dans les trois catégories. Rendez-vous donc dès le 18 avril pour suivre cette course passionnante !
Ce qu’ils ont dit en 2019 :
Frank Paillet sur HOKUA-VILLE DE LA LONDE : « C’est la seule course au large en Méditerranée et un véritable challenge envers toi-même ! Rien n’est jamais gagné ou perdu d’avance ! Je suis content de gagner pour la seconde fois cette course. Comme disait Eric Merlier qui a gagné en 2018 « c’est une course qui se mérite ». Nous avons vécu un peu nos 40ème rugissants comme peuvent le rencontrer les coureurs au large. Cette année, Bonifacio était très hostile mais j’ai de la chance car la Corse me réussit souvent et me porte chance ! (plusieurs victoires corses). Cette victoire me donne plus de motivation à participer au championnat Solo en IRC et récupérer mon titre acquis en 2017. »
Richard Delpeut, vainqueur en duo sur WALILI avec : « Très content d’avoir pris le départ malgré la météo incertaine ! Très belle navigation pour une première avec mon fils où on a eu aussi bien du petit temps que du gros temps ! La cerise sur le gâteau c’est de gagner la course ! »
Eric Vinay, vainqueur en équipage sur AMARYS : « Bravo et merci !! C’est une très belle course de bucherons ! On était venu pour préparer une transat et on n’est pas déçu ! Nous avons tout eu : le plaisir de la navigation (avec des moments plus difficiles), un très bon accueil du Club et le parcours… On s’est régalé ! On s’attentait à ça (difficile) donc on est très heureux ! »
Clément Giraud, premier groupe IMOCA : « Je suis content d’avoir testé le bateau dans des conditions dures, alors que je suis encore en phase de découverte. Il y a quelques bricoles à faire mais rien de grave. J’ai testé toutes les configurations de voiles et déchiré légèrement mon J2 (la voile d’avant la principale du bateau). Je suis aussi satisfait du rythme que j’ai trouvé. C’était l’un de mes objectifs. J’ai un peu forcé à un moment, quand j’ai manœuvré toute la nuit, mais j’ai pu retrouver le rythme après. Je dois progresser vraiment sur la navigation pure. Faire la relation entre les fichiers météo, les routages et les conditions réelles. Surtout en Méditerranée où on n’a jamais le vent annoncé… Je dois me faire davantage confiance en stratégie, en tactique ».
Hugues et Jean-Guillem Destremau sur FACEOCEAN : « Ça a été une vraie course de sangliers! Une superbe épreuve avec des conditions variées. On a vu de la grosse brise au tout petit temps et découvert des paysages magnifiques. Avec trois IMOCA de la Région Sud sur cette édition, On espère voir les bretons et les autres nous rejoindre dès l’année prochaine. Merci à l’organisation qui a su trouver un parcours adapté à une météo très capricieuse »

















