RUGBY : RCT, l’Edito du match…
Une étoile dans le ciel de Besagne…
Et Mayol a explosé, le feu d’artifice était sur la pelouse, le délire dans les gradins, la folie dans les crampons.
Quinze rois mages apportaient la bonne nouvelle, notre RCT, le vrai, le centenaire, l’irrésistible, le prince de la Rade, le héro de nos couleurs, il était devant nous, devant un million de ravis qui étaient tous venus de cinquante coins de Provence, des collines de Six Fours, des plaines de La Crau, des vallons du Cours Lafayette.
C’était la communion d’un peuple avec les idoles de ce culte sauvage et envahisseur, mais ô combien généreux dans le plaisir, la joie et le bonheur qu’il apporte, un soir sacré, le soir d’une aventure merveilleuse qui restera longtemps tatouée dans nos testons.
L’adversaire n’était pas là pour bouffer du gazon, mais tant pis, ils en ont ramassé une indigestion et cette victoire est multipliée par la valeur de cet ennemi, ce vieil ennemi qui au bout de tant d’années nous devient sympathique.
Minots, avec un M gros comme les portes de l’Arsenal, vous nous avez donné tout ce qu’un supporter gâté peut espérer dans une rencontre aussi importante, une mêlée impériale, une touche majestueuse, une rage prolétarienne, vous nous avez inondés de fierté, elle nous escagasse les chevilles.
Alors que vous dire, que l’on vous aime mais cela fait si longtemps, que l’on attend une fin de saison époustouflante, que notre raison se fait la malle le long de la touche, un merci qui s’arrache du cœur en passant par les tripes, vé, nous avons lâché une larme et il a fallu un paquet de mouchoirs pour se l’éponger.
Allez, joyeux Noël à toute la famille rouge et noire, il y a des moments comme ça où tout semble facile.
Ce matin sur la ribe d’une pradelle entre deux romarins, une brindille précoce a fait sa première clochette, comme une jolie promesse …
PS : quelques centaines de supporters au B’ystro Mayol, un rien quoi, et encore merci Mourad comme disent les Z’ACRAU.

















