VOILE : Time For Oceans, Transat Jacques Vabre
Que du positif pour la suite !
Le 12 novembre dernier à Salvador de Bahia, Stéphane Le Diraison et François Guiffant se sont emparés de la 20e place de la Transat Jacques Vabre, épreuve qui réunissait un plateau très relevé de 29 IMOCA.
Malgré une option non payante en début de parcours puis une collision avec un OFNI qui a endommagé une dérive, le duo de Time For Oceans s’est battu jusqu’au bout, faisant bien fonctionner le bateau et tirant de précieux enseignements en vue de l’important chantier prévu cet hiver.
Cette Transat Jacques Vabre a aussi été très positive concernant le message porté par TIME FOR OCEANS sur la préservation des océans, grâce à des partenaires (Suez, Bouygues Construction et la ville de Boulogne-Billancourt) impliqués et un public réceptif.
De retour en France, 8 jours après l’arrivée à Bahia, Stéphane revient avec un peu de recul sur la course et le projet TIME FOR OCEANS !
« La satisfaction prédomine »
16 jours, 01 heure, 16 minutes et 31 secondes. C’est donc le temps qu’il a fallu à Stéphane et François pour parcourir les 4 350 milles séparant Le Havre de Salvador de Bahia, au Brésil.
« A l’issue de cette course, une sensation prédomine : la satisfaction », explique Stéphane. « En sport, cette satisfaction est souvent apportée par le sentiment de dépassement de soi, le fait de chercher ses limites. C’est ce que nous avons fait avec François. Il y avait face à nous des duos excellents, chaque IMOCA était mené à fond de son potentiel. Cela permettait de bien batailler dans chaque groupe. D’où ce sentiment d’avoir vécu une belle compétition. »
« Être patients et garder son sang-froid »
Très tôt dans la course, le duo de Time For Oceans a dû faire un choix stratégique déterminant pour toute la suite de la course. « Nous avons pris une option “centriste“ qui présentait sur le papier moins de risque de se faire engluer dans la dorsale. Nous avons vite compris que ceux passés par le Sud auraient l’avantage, notamment deux concurrents directs, Pure et Groupe Apicil », raconte Stéphane. « Mais nous avons assumé notre positionnement à l’Ouest et nous nous sommes bien battus. Nous avons réussi à être patients et à garder notre sang-froid. » Stéphane et François ont aussi su rebondir après un autre coup dur, la collision avec un OFNI qui a endommagé une dérive et un hydro générateur.
« On ne cesse jamais d’apprendre »
Entre Stéphane Le Diraison et François Guiffant, l’entente a été très bonne et la collaboration fructueuse. « Nous avons tiré profit de cette longue course en double pour faire des essais, trouver des solutions ensemble, faire une mise en commun de nos connaissances », souligne Stéphane. « François m’a exactement apporté ce que je voulais, à savoir un regard extérieur instructif. Nous avons notamment pu prendre conscience de certains réglages contre intuitifs. Nous avons eu un déclic après Madère. Nous avons tenu 18 nœuds de moyenne pendant 48 heures, ce qui est très honorable avec le bateau dans sa configuration actuelle. » Stéphane Le Diraison, qui connaissait déjà très bien son IMOCA, a encore pu progresser sur certains domaines de performance. « Comme quoi, on ne cesse jamais d’apprendre. Cette course a été instructive pour passer à la suite. »

















