VOILE : Transat Jacques Vabre 2019, le MULTI50 PRIMONIAL dans l’hémisphère sud
Sébastien Rogues et Matthieu Souben ont franchi l’équateur en fin de matinée.
Le Pot-au-Noir n’a pas redistribué les carte.
Objectif : rallier l’arrivée en naviguant proprement.
Le Pot-au-Noir n’aura pas directement influé sur le classement de la flotte des Multi50. Tous ont été plus ou moins ralenti par les calmes de la Zone de Convergence Intertropicale, même si Gilles Lamiré et Antoine Carpentier ont moins subi le passage que leurs deux concurrents. C’est maintenant une longue ligne droite dans les alizés de l’hémisphère sud qui attend les équipages.
« On commence à toucher les alizés de sud-est. À partir de maintenant, c’est route directe sur Salvador de Bahia… » Sébastien Rogues et Matthieu Souben entendent bien profiter de ces quelques deux jours et demi qui leur restent jusqu’à l’arrivée au Brésil pour profiter au maximum de leurs dernières heures à bord de Primonial.
« Côté course, on sait que l’élastique va se tendre. Plus on descend vers le Brésil, plus on bénéficie de vents stables et, qui plus est, un peu plus portants. Les écarts vont se creuser de nouveau sans qu’on n’y puisse rien. C’est frustrant, mais on va continuer de donner tout ce qu’on peut, engranger de l’expérience pour les prochaines courses. »
Pour Sébastien et Matthieu, la course a pris un autre visage depuis l’escale forcée de Mindelo. Une panne électronique sur le démarreur qui a nécessité un arrêt de quelques heures : mais en comptant le détour pour rejoindre l’archipel du Cap-Vert et le temps nécessaire à l’accostage puis à l’appareillage, c’est près une bonne journée de mer qui a été perdue.
Combativité intacte
« Quand Primonial est reparti du Cap-Vert, les conditions étaient en train de devenir extrêmement favorables en tête de flotte. L’écart s’est déjà creusé dès ce moment » témoigne Julien Villion le routeur du bateau.
« C’est d’autant plus frustrant, qu’on avait négocié un petit décalage dans l’ouest par rapport à nos concurrents qui aurait pu se révéler payant. Maintenant, Matthieu et Sébastien m’impressionnent. Ils arrivent à garder le moral, ils sont combatifs. On s’est fixé un nouvel objectif : finir troisième en temps réel et devancer toute la flotte des IMOCA … » Au vu des vitesses respectives des uns et des autres, le pari est en passe d’être gagné. Finir troisième en temps réel de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, c’est aussi une manière de prendre date pour l’avenir.
















